Pierre-Michel Sivadier

Musicien, compositeur, auteur 

emusic4you@orange.fr

 

   
  Textes littéraires                             Textes chansons

 

 

Paùl Jack, roman Adam et Bérénice, théâtre  Frondes étourdies, poésie
 

 

Editions Stellamaris

Les ouvrages sont  publiés aux éditions Stellamaris.

Ils sont disponibles en ligne sur le site de l'éditeur sans frais de livraison. Ce mode d'acquisition simple et rapide favorise le travail d'une maison de qualité travaillant bel et bien à compte d'éditeur.

Les ouvrages peuvent être commandés dans toute librairie.

Enfin, on peut les trouver sur sur Amazon.fr ou  Fnac.com.

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A paraître en mai 2021

Mets du Jour !

de Pierre-Michel Sivadier

Le cœur du confinement, la pandémie, les étudiants, les concerts, l'Avant, le Pendant, l'Après.
Comment désormais « frissonner en caressant ta joue ? En effleurant ton épaule ? »

Mets du Jour nous montre Eric Rohmer au travail, Christian Vander au piano, Barbara en coulisses et Fanny Ardant ouvrant malicieusement la porte de son appartement.

Un journal de l'urgence, une galerie de portraits, la pratique musicale dans « le cambouis ou la splendeur du quotidien ».

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Paùl Jack

 

Paùl Jack bouscule la langue, secoue les modes et les hiérarchies, embrasse l’époque.

Récit fragmentaire et éclaté – traversé par un chat –, l’ouvrage brosse le portrait de deux musiciens et livre une photo en temps réel de la vie d’artiste.

Toile chamarrée aux multiples nuances, il enveloppe le lecteur, l’accompagne au soleil comme dans la tempête, le protège ou l’expose, mais ne le quitte plus.

 

 

Lire les vingt premières pages ici.

 


« Un édifice, un mille-feuille de sensations et de sentiments. Une écriture de poète affranchie des conventions narratives. Elle touche par la pudeur de sa mélancolie, par sa fantaisie, par l’opacité réaliste qui nous renvoie à l’inconnaissable de l’objet aimé. » Françoise Grard



« Je trouve très forte la manière dont le roman casse la linéarité en créant du manque, du vide, des trous. C'est ce qui rend le lecteur ou le spectateur actif, acteur de ce qu'il lit ou de ce qu'il voit. Ce qui implique immédiatement un effet de suspense.

Les pièces du puzzle sont éparses, mais on parvient sans aucun mode d'emploi à le reconstituer.
Car il y a cette chose difficile à tenir : ne pas raconter ce que le lecteur peut imaginer seul, enlever l'anecdote attendue et mettre en lumière celle que l’on attendait pas.

Le mélange et la juxtaposition - à la fois libre et très sophistiqués - des formes littéraires nous conduisent dans un monde réel et fantasmé. Jusqu'au personnage étonnant d'un chat philosophe, au centre et à l'extérieur de l'action, qui monologue sur le monde en analysant, avec le même sens du détail, la qualité de sa nourriture et le comportement de ses maîtres.

Il y a ces outils maîtrisés, le mélange des temps, la science impressionnante de la syntaxe, la richesse du vocabulaire, la langue qui se questionne elle-même.

Il y a dans Paùl Jack de profondes interrogations qui ne trouvent réponse que dans l'empirisme, l'aléatoire, l'immanence et… le hasard. Une partition parfaitement construite qui donnerait pourtant l’impression de s’improviser, qui s'inventerait au fil des pages et n'offrirait son secret que dans sa rémanence. » Jean-François Sivadier



« Paùl Jack. Entre ces deux-là, pas de et, pas de trait d’union. Juste un espace que Paùl voudrait effacer pour s’approcher de Jack, le connaître. Dans la vraie vie et pas seulement sur scène, où Paùl trouve en Jack le partenaire rêvé. C’est une histoire d’amour singulière, à sens unique, un jeu de chat et de souris qui nous entraîne avec Paùl à la poursuite d’un amour à portée de cœur, et qui pourtant nous échappe toujours. »
Véronique Roire



« Paùl Jack est étonnant, déroutant souvent, touchant et parfois drôle. J’ai aimé me balader au fil de ces mots et de cette musique. Je vais le prêter à mon libraire maintenant… »
Corinne Strutz


 

PAUL JACK, MULTICOLORE ET SENSUEL
par Camille Layer


« Paùl a toujours rêvé de renverser la table alors qu’on lui renvoie l’image de celui qui met sagement le couvert.
Tout est dit. Cette phrase à elle seule plante le décor, de plume de maître. Nous présente, avant de nous l’offrir, un bouquet  d’émotions multicolores, multi-sensuelles qui nous ouvre les bras.


Pierre-Michel Sivadier transpose chaque sentiment, chaque émotion, chaque instant avec une justesse exacte, cathartique, qui nous laisse pantois, chamboulé, à notre tour par la réalité, la sensualité « tactile » presque palpable de ses personnages plus vrais que nature.
Si tu tournes la page, il faudra te laisser porter. Accepter le trouble ou goûter l’empathie lorsqu'elle se présente. La frustration, aussi, qui se devine aux entournures d’un blanc de papier, soupir t’incitant à reprendre ton souffle avant de plonger, aux côtés des personnages, dans une fiévreuse incertitude.


Jack, « l’enfant de la lune » comme le perçoit Paùl, omniprésent et pourtant si lointain. Toujours la tête ailleurs ou le nez dans son téléphone.
Et qui pourtant ne répond jamais, submergé par cent, mille engagements à la minute. Jack est au centre de tout. La note tonique vers laquelle convergent toutes les pensées de Paùl.
Paùl, qu’il bouleverse, dont il fait basculer l’univers, le centre de gravité, dès les premières pages. Paùl, dont on suit chaque trouble attisé par l’insaisissabilité de Jack. Paùl, enfin, qui se consume de tendresse, dont le cœur est un livre ouvert sur l’instant présent, la fulgurance de l’émotion.


On l’éprouve avec lui, de plein fouet, tant les mots sont justes. Soigneusement choisis, pour que cette confidence nous parvienne. Nous touche. A propos de Jack, à propos du monde. Le « Monde qui s’étire », se déploie en parallèle, couve, empiète, fait chavirer le quotidien et affleure, à fleur de peau.
Nous rappelle son irrévocable réalité. L’arbitraire d’une tendance rentable, qui gangrène la musique, la création. Pose des limites étriquées aux artistes, qui les détourneront, quand même, pour que leurs mots nous touchent.


Et puis, il y a le chat.
Un chat qui chemine nonchalamment dans cette histoire, comme s’il se jouait de la plume de son créateur en plein travail, avec son caractère bien trempé, bien félin. Coup de patte par-ci, coup de patte par-là, pour réorienter l’inspiration de l’auteur dans la bonne direction. C'est-à-dire celle de ses envies.
Ce maître chat si drôle qu’on le prend au sérieux, avec sa gourmandise, ses jeux, ses réflexions, ses caprices… Personnage à part entière, sensible et souverainement jaloux de l’attention de Jack.
On dirait qu’il reprend à son compte cette frustration douloureuse de Paùl - leur « petite » revanche à tous les deux -, qu’il prend, sur l’étourderie de son maître en lacérant Beckett.


Paùl qui n’a de cesse de créer, d’amorcer, les occasions, voudrait défier les oracles, « sans quoi, comme il risque de regretter ». Il le sait. Guette les réponses, attend...
Paùl, dont l’éternelle fatalité sera toujours de mettre le couvert sans jamais oser renverser la table. »

 

 

« Paùl Jack, ou l’occasion de constater l’état du monde et de nos vies d’humains égarés. » par Denis Desassis. Chronique sur Musiques Buissonières.

 

 

 

   
 

 

Adam et Bérénice

 

Adam et Bérénice est un texte de fiction écrit par Pierre-Michel Sivadier pour cinq étudiants du conservatoire Francis Poulenc. Cinq jeunes interprètes musiciens, acteurs, danseurs, qui jouent ici avec leur véritables prénoms : Adam, Bérénice, Maxence,  Hugues et Jérémie.

Le projet littéraire est de confronter ces jeunes artistes inscrits dans notre époque à une langue poétique et singulière.

Solidement plantés au sol, définitivement faillibles, ils tutoient Schubert et Léo Ferré, Rimbaud, Gainsbourg, Nathalie Sarraute, et rêvent d'absolu. Ils se tiennent comme des acteurs, dans l'effort de l'équilibre, mais à l'affût de tout ce qui pourrait les faire lâcher prise, s'envoler vers les sommets et devenir des Dieux.


 

 

« - Et lorsque j’apprendrai que j’aurais pu dévoiler mes cartes,

Que j’aurais pu d’un geste effacer le voile et paraître au grand jour,

Que j’aurais dû sous la toile laisser percer quelques signes,

Qu’il n’attendait que cela,

Qu’il aurait peut-être été troublé, mais qu’alors, il aurait suffit de ne pas trembler,

Il aurait suffi de se présenter : « Adam, j’ai besoin de te voir, j’ai besoin de ce temps avec toi, j’ai besoin de tes mots, de ton regard, j’en ai besoin pour ma sérénité. »

Lorsque j’apprendrai que j’aurais pu m’exposer ainsi et qu’il n’aurait sans doute pas ri, sans doute pas fui, comme je risque de regretter de ne pas l’avoir fait !

Comme je risque de regretter...»

 

 

 


Extrait de la postface de l'ouvrage Pour Adam et Bérénice par Jean-François Sivadier


« Le corps est au centre d'Adam et Bérénice. Et, avant tout, celui des acteurs, toujours visibles, en coulisses, au bord de la scène, attendant d'entrer sur le plateau pour y faire une expérience.

Celle du théâtre et donc celle du présent. Celle d'un récit inénarrable où s'embarque un quintet duquel se détache un trio où résonne, à peine masqué, celui du Bérénice de Racine.

Pièce immobile où trois êtres hallucinés vont passer leur existence à tenter de mettre des mots sur ce qui les construit et les détruit en même temps: la présence de l'autre.

Ici, comme chez Racine, l'autre est autant un être de chair qu'un paysage qui ravit ou dérange comme un tableau, qu'un pays que l'on a peur ou que l'on rêve de visiter, qu'une énigme qui ne demande qu'à être résolue. Mais aucune résolution, aucun message ne viennent conclure ou soulager la fin d'Adam et Bérénice. L'autre restera un mystère et le mystère va perdurer au delà d'une scène finale qui laisse le plateau en apnée.

La poésie, comme la musique, ne souffre aucune explication.


En passant du trivial au sublime, de l'immobilité à la danse, en manipulant le vocabulaire et la syntaxe comme des armes ou des caresses, en confondant le désir et la haine, la violence des sentiments et la poésie de leur expression, Adam, Bérénice et Maxence, jouent. Ils jouent, et, au hasard d'une réplique, ils se donnent à eux-mêmes, le mode d'emploi :
 

Pas de préliminaires, pas de psychologie, il faut jouer. C'est immédiat. Essayer de ne pas penser, le spectateur fera le travail. »

 

 

Vidéo de présentation du spectacle :

 

 

 
 

Frondes étourdies suivi de Ressort des vagues

Textes poétiques

 

Des frondes, des oppositions, ivres de bonheur, parfois de colère. Des frondes étourdies d’où ressortent les vagues, porteuses, puissantes. Elles vous enveloppent et vous soufflent de poursuivre le chemin.

L'ouvrage contient de nombreux textes de chansons parmi lesquels Comprendre les marées, Lavandières ou Saint-Malo la bien-nommée.  On y trouvera également Pina Bausch et le Fleuve, et Nous verrons, enregistrés sur l' album éponyme de Simon Goubert, Grand prix de l'académie Charles Cros 2020.

 

 

Sous le vent j’ai tracé
- qui planent en mon jardin -
Incendies déployés,
Pierres à portée de main
Et je les ai remodelés
À tous mes souvenirs.

Dans les eaux fortes de ton cœur,
Ai-je rêvé le fil
De cette force
Qui me ceint et qui délie mes pleurs ?


 

 

  Lire les premières pages ici.

 

« Cette voix qui s’élève est à la fois personnelle et universelle comme la signature de toute poésie. Dans ce cas précis, l’autobiographie affleure juste pour donner cette couleur de la sincérité qui renvoie le lecteur à lui-même. Il y a de très belles images mais aussi des rythmes très simples proches de la chanson d’enfance comme Verlaine ou Apollinaire ont su les construire. » Françoise Grard

« – Tu es comme ces poètes de sept ans
Qui se meuvent dans les cimes brûlantes
Sans jamais se blesser,
Observent les décorations,
S’approprient des sapins, immenses, illuminés.
Ils prennent la tangente et regardent le fleuve.


– Oh laissez-moi danser !
Sans jamais préjuger
Du ressort des vagues.
La nuit mange la cité.
Dans les vides ruelles
Aux murs délavés,
Je cherche le vertige.»

« Les mots de Pierre-Michel Sivadier ont l'exactitude lumineuse de sa musique.» Alex Dutilh